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Vendredi 27 mai – 20 h 30
Eglise Sainte Croix - Nantes

La Fenice
Direction Jean Tubéry

L’héritage de Monteverdi : Dialogues vénitiens

Dario Castello                          Sonata terza a due soprani
Giovanni Picchi                       Passamezzo per gravicembalo
Biaggio Marini                        Sonata terza per due violini o cornetti et Sonata variata per violino solo Francesco Cavalli                    Sonata a tre, con passacalio
Allessandro Piccinini               Toccata per arciliuto & basso
Marco Uccellini                       Sonata sopra la Bergamasca
Niccolo Corradini                   Sonata in riposta per due cornetti o violini
Nicolas a Kempis «fiorentino» Sonata a due sopra
Claudio Monteverdi 
                Madrigale a due soprani
Tarquinio Merula                     Ballo detto Gennaro, sonata sopra Ruggiero
Claudio Merulo da Correggio 
Toccata d’intavolatura et Passeggiato per il soprano
Maurizzio Cazzati                    Ciaccone per diesis, e per bemolle

Le programme de ce concert est consacré aux musiciens, instrumentistes et compositeurs qui ont gravité dans l’entourage de Monteverdi, à la cour de Mantoue ou en la basilique de Venise et notamment :

Dario Castello fait aborder de plain pied le monde plus spécifique des instrumentistes et compositeurs virtuoses. Natif de Venise, il est responsable des instruments à vent de la basilique St Marc. Ses sonates sont plus brillantes que celles de Scarani ou Rossi, plus exigeantes pour les instrumentistes. La forme est aussi plus développée, les sections plus nombreuses et plus diversifiées. L’écriture en trio domine dans les deux recueils de Sonate concertate (1621 et 1629), mais on y trouve aussi des pièces à quatre où les instruments graves (trombones, bassons) sont traités avec la même virtuosité que les dessus (cornets ou violons).

Biaggio Marini (1587-1663), natif de Brescia est engagé à St Marc comme violoniste entre 1615 et 1620. Sa carrière le mène dans d’autres villes italiennes, en Allemagne, à la cour de Neuburg. Il est considéré comme l’un des premiers virtuoses du violon ; son jeu fait appel à plusieurs nouvelles techniques dont l’usage de la polyphonie sur deux ou trois cordes. Ses différents recueils publiés entre 1617 et 1655 laissent apparaître de nombreuses formes allant de la musique de danse aux sonates de structure assez libre.

Marco Uccellini (1603-1680) est l’un des principaux artisans du développement de la technique du violon au milieu du XVIIe siècle. Actif dans plusieurs centres dont la cour d’Este, c’est dans la cité des Doges que sont publiés ses premiers recueils.

Giovanni Picchi (1600-1625) est l’un des virtuoses du clavier les plus prestigieux de la vie musicale vénitienne en ce début du XVIIe siècle. Malgré sa très brève vie, sa grande réputation franchit les frontières. Sa musique de clavecin est essentiellement consacrée aux toccatas et aux pièces inspirées de motifs de la danse.

Tarquinio Merula (1594-1665) partage sa carrière d’organiste et de compositeur d’église entre sa ville natale de Crémone et Bergame. Son œuvre est éditée dans sa grande majorité à Venise.

Francesco Cavalli (1601-1676), organiste de la basilique St Marc est, en véritable disciple de Monteverdi, musicien d’église et d’opéra.

La Fenice
Jean Tubéry,
cornet à bouquin, cornet droit et flûte à bec
Enrico Onofri, violon baroque
Matthias Spaeter, archiluth
Luca Guglielmi, orgue positif et clavecin
Jean-Marc Aymes, clavecin et orgue

Le phénix - en italien la fenice est, à l'origine, cet oiseau fabuleux de la mythologie qui, après avoir vécu plusieurs siècles, se consume avant de renaître de ses cendres. Symbole du rayonnement de la musique italienne dans l'Europe baroque, la Fenice fut également le nom d'une œuvre due à Giovanni Martino Cesare, cornettiste et compositeur qui s'expatria au-delà des Alpes au début du XVIIe siècle. C'est aujourd'hui le nom du groupe de musiciens réunis par le cornettiste Jean Tubéry, animé du désir de faire partager leur passion pour la fastueuse musique vénitienne de l'époque baroque, en la révélant dans son extraordinaire vitalité. Le répertoire de l'ensemble s'étend néanmoins à toute l'Europe et couvre plus de deux siècles de musique.
Soucieux de respecter les instrumentations originales, particulièrement dans la musique vocale, où elles éclairent le texte de leur portée symbolique, l'ensemble réunit des musiciens issus de l’Europe entière, solistes internationalement reconnus qui collaborent également avec les meilleurs ensembles de musique ancienne. La Fenice remporte le premier prix du Concours international de musique ancienne de Bruges (1990) et de Malmö (1992) et est alors l’invitée des plus grands festivals en France, Ambronay, la Chaise Dieu, Sablé sur Sarthe, St Michel en Thiérache, Versailles.. en Europe : Basel, Brugges, Glasgow, Innsbruck, Milano, Oslo, Palermo, Utrecht, Wien, et au Etats-Unis, Equateur, Japon...
Ses enregistrements – Ricercar, Opus 111, Naïve, Virgin Classics, K617... sont régulièrement distingués : Choc du Monde de la Musique, Diapason d'Or, 10/10 de Répertoire, 5 Etoiles. Goldberg… le Grand Prix de l’Académie Charles Cros en 2003, pour Messe pour la Toison d’Or de Mateo Romero, et Trionfi Sacri de Giovanni Gabrieli.La série discographique L'héritage de Monteverdi avec le label Ricercar a été saluée par la presse spécialisée comme un « événement majeur dans l'univers du XVIIe siècle... » (Répertoire des disques compact).

Jean Tubéry
Passionné par la musique italienne du XVIIe siècle, Jean Tubéry, après des études de flûte à bec aux conservatoires de Toulouse et d'Amsterdam, décide de se consacrer à l'un des instruments les plus appropriés à la faire revivre : le cornet à bouquin. Il suit alors l'enseignement de Bruce Dickey à la Schola Cantorum de Bâle, dont il obtient le diplôme de concertiste. Il joue avec des ensembles tels que le Clemencic Consort (René Clemencic), Clément Janequin (Dominique Visse), Les Arts Florissants (William Christie), Collegium Vocale de Gand (Philippe Herreweghe), Concerto Vocale (René Jacobs), Hesperion XXI (Jordí Savall), Huelgas (Paul van Nevel), Cantus Cölln (Konrad Junghänel), Elyma (Gabriel Garrido), La Petite Bande (Sigiswald Kuijken), Il Giardino Armonico etc. Il fonde l'ensemble La Fenice en 1990.
Par ailleurs, Jean Tubéry enseigne le cornet à bouquin et donne des cours d'interprétation au Conservatoire Supérieur – C.N.R. de Paris. Il a donné des master-classes dans le monde entier : au Mannes college de New York, à l'université d'été du Connecticut, à la Schola Cantorum de Basel, à l'université de Oxford et à la Musikhochschule de Trossingen (Allemagne).
Son intérêt pour le répertoire vocal l'amène également à la direction de chœur, qu'il a étudiée auprès de Hans Martin Linde et Pierre Cao. Il a ainsi été sollicité par des ensembles tels que Jacques Moderne (Tours), Arsys (Vézelay), Dunedin Consort (Edimburgh), Norway Solistenkor (Oslo) et le Chœur de Chambre de Namur dont il est le chef titulaire pour la musique ancienne, sur un répertoire allant de la Renaissance au baroque français du Grand Siècle. Leurs récents enregistrements consacrés à Giovanni Gabrieli et à Marc Antoine Charpentier ont été qualifiés par la critique de "références dans ce domaine".
Dans le domaine de la musique scénique, il dirige en 2001, la Rappresentatione du Anima e di Corpo de Cavalieri au théâtre de la Monnaie à Bruxelles. En 2001, Jean Tubéry est nommé Chevalier de l’ordre des Arts et Lettres par le Ministre de la Culture, Catherine Tasca.

La Fenice bénéficie du soutien de la Direction Régionale des Affaires Culturelles de Bourgogne (Ministère de la Culture), de la Ville de Sens, du Conseil Régional de Bourgogne, du Conseil Général de l'Yonne, et de la Caisse des Dépôts et Consignations.

 
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