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Dimanche 29 mai - 18h30
Musée des Beaux-Arts de Nantes – salle XVIIe s.
Le Poème Harmonique
Direction Vincent Dumestre
Giulio Caccini (1545-1618) à la Cour de Marie de Médicis
G. Battista Buonamente Aria di Fiorenza
Giulio Caccini Tutto’l di piango, Non ha’l ciel, Torna, deh torna, Innefabile ardor, Muove si dolce , Caduca fiamma
Orlando di Lasso Lucia Celu
Charles Tessier Mattone mie care
Anibale Gregori Mà non disciolgasi (ciacona)
Claudio Monteverdi Che se tu se’l cor mio
Francesca Caccini Sinfonia e ritornello (extraits de la Liberazione di Ruggiero)
Domenico Belli Orféo dolente (extraits)
Compositeur et chanteur italien qui vit principalement à la cour des Médicis à Florence, Caccini enseigne la musique à sa femme Margherita et à ses enfants Pompea, Francesca et Settimia, et donne des concerts en leur compagnie dans diverses cours, comme celle de France, en tant que chanteur, harpiste et violiste. Membre de la Camerata de Florence, il fut l'un des principaux représentants du style dit recitar cantando. De 1580 à 1592, il fréquente assidûment le cercle (camerata) du comte Bardi, mécène érudit qui réunissait dans son palais florentin, les meilleurs esprits et les plus illustres talents. Il fut, avec Jacopo Peri, l'un des compositeurs attitrés de la camerata : tous deux faisaient entendre des oeuvres composées selon les principes nouveaux, dans un style monodique, essentiellement dramatique, que l'on appela stile rappresentativo.En 1600, il collabore avec Jacopo Peri à la mise en musique de l'Euridice d'O. Rinuccini, pièce commandée à l'occasion du mariage d’Henri IV et de Marie de Médicis, et représentée en 1600 au Palazzo Pitti ; en 1602, chacun termine cette oeuvre de son côté. Euridice est l'un des premiers modèles d'opéra. Toujours en 1600, Caccini compose la musique d'Il Rapimento di Cefalo de G. Chiabrera, dont seul le choeur final fut conservé et publié dans les Nuove Musiche 1601 ; toutes les autres oeuvres datant de cette période sont perdues. Il publie également deux recueils d'arias, madrigaux, canzoni, sonnets et scherzos de style monodique : Fuggilotio musicale (1613) et Le Nuove Musiche e nuova maniera di scriverle (1601, rééd. 1614). L’expressivité et la modernité de la musique de ce compositeur florentin impressionnent beaucoup les courtisans. Son recueil de cantates, les Nuove Musiche a voce sola, édité à Florence en 1602, attise tout particulièrement la curiosité des musiciens et des chanteurs français dont certains s’inspirent pour leurs propres œuvres.
Le Poème Harmonique : biographies
Claire Lefilliâtre, dessus Damien Guillon, alto
Jan Van Elsacker, ténor Arnaud Marzorati, baryton
Philippe Roche, basse
Marie Garnier-Marzullo, cornet à bouquin Kaori Uemura, dessus de viole
Lucas Guimaraes, lirone Isabelle Saint-Yves, basse de viole
Françoise Enock, violone Massimo Moscardo, théorbe
Pierre Boragno, flûte et tambour Vincent Dumestre, théorbe
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